Mediating Effect of Perseverative Coping on the Association Between Self-Compassion and Depressive Symptoms in College Students: A Longitudinal Study.
Kato T
International journal of psychology : Journal international de psychologie
L’auto-compassion — la capacité à se montrer bienveillant envers soi-même face à la souffrance — est souvent présentée comme un facteur protecteur face à la dépression. Pourtant, les mécanismes qui expliquent ce lien restent mal compris. Cette étude longitudinale sur 303 étudiants japonais explore un chaînon manquant : le coping persévérant. Ce dernier décrit la tendance à maintenir une stratégie d’adaptation qui a échoué, ou à la réimplémenter après l’avoir abandonnée. L’hypothèse testée était que le coping persévérant agit comme un médiateur : une auto-compassion faible conduirait à un coping persévérant plus marqué, qui à son tour alimenterait les symptômes dépressifs. Les participants ont rempli des questionnaires à l’inclusion (auto-compassion, coping, dépression) et 8 mois plus tard (dépression uniquement). Les analyses structurales confirment l’hypothèse : faible auto-compassion → coping persévérant élevé → symptômes dépressifs plus importants. Ce résultat s’aligne avec le modèle transactionnel du stress et aide à clarifier comment cultiver l’auto-compassion réduit la dépression : en cassant ce cycle de rumination et d’inefficacité.
Analyse clinique réservée aux membres
Résumé clinique, implications pour la pratique, limites de l'étude et schéma méthodologique.