Humour in the Nazi camps: a defence against dehumanisation
Simon Dureuil, Sabine Sportouch, Dimitra Laimou
European Journal of Humour Research
Cet article examine le rôle de l’humour dans les camps de concentration nazis. Bien que le sujet semble délicat — on redoute que le traiter minimise l’horreur de la Shoah — les auteurs montrent que l’humour fut l’une des formes les plus aiguës de résistance psychique, individuelle et collective, chez les déportés. Face à l’humiliation, l’affaiblissement et l’omniprésence de la mort, ces derniers ont préservé leur pulsion de vie et leur subjectivité en puisant dans le rire. L’article décrit diverses manifestations : opérettes, humour spontané, créations collectives. Il analyse ensuite les fonctions défensives multiples de l’humour — créer du lien social, recréer une communauté, distancer la réalité horrifiante, maintenir une dimension symbolique face à la réduction du corps réel. Toutes ces stratégies ont joué un rôle fondamental dans la préservation de la subjectivité des déportés.
Analyse clinique réservée aux membres
Résumé clinique, implications pour la pratique, limites de l'étude et schéma méthodologique.