Risk of admission to hospital for self-harm after admission to hospital for COVID-19: French nationwide longitudinal study
Philippe Pirard, Valentina Decio, Baptiste Pignon, Olivier Bouaziz, Vittorio Perduca, Viviane Kovess-Masfety, Emmanuelle Corruble, Francis Chin, Pierre Geoffroy, Yann Le Strat, Jonathan Messika, Nolwenn Regnault, Sarah Tebeka
BJPsych Open
Cette étude vise à évaluer le risque d'automutilation ultérieure après une hospitalisation pour COVID-19 dans la première moitié de 2020. À partir de la base de données administrative française, des modèles de régression logistique ont été appliqués sur 96 313 patients hospitalisés pour COVID-19 et 2 797 775 hospitalisés pour d'autres raisons. Parmi les patients COVID-19, 0,35 % ont été hospitalisés pour automutilation dans les 12 mois suivants, contre 0,72 % dans le groupe contrôle. Après ajustement, le risque d'automutilation est significativement plus faible après COVID-19. L'antécédent de trouble psychiatrique et le passage en soins intensifs augmentent fortement ce risque. L'âge avancé est inversement associé à l'automutilation.
Analyse clinique réservée aux membres
Résumé clinique, implications pour la pratique, limites de l'étude et schéma méthodologique.